La course au trop (monté ou attelé), la reine des compétitions hippiques

Parmi les 3 disciplines du Turf (Trot, Plat, Obstacle), les courses hippiques au trot (attelé ou monté) sont, de notre point de vue, les plus techniques. Maintenir un cheval au trop (sans le pousser à galoper) est un vrai challenge que ne réussissent pas tous les cavaliers et leurs trotteurs.  Mais quand la technique est maitrisée, ces trotteurs peuvent très bien être attelés (on parle alors de trot attelé) ou monté (le trot monté, moins répandu, étant une spécialité française et belge). Voyons les particularités de ces 2 variantes du trot: attelé et monté.

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Les courses hippiques au trot attelé

Les courses de trot attelé sont les plus répandues et, comme leur nom l’indique, les chevaux sont attelés à une voiturette à 2 roues qui porte le nom de sulky. Le cavalier porte le nom de driver et les chevaux sont catalogués comme trotteurs. A ce titre, pendant toute la durée de la course (qui se dispute sur des distances allant de 1 609 m à 4 150 m), ces chevaux  doivent ‘trotter’ et non ‘galoper’ sous peine de disqualification.

Le Trotteur Français est un cheval robuste, puissant, issu de croisements entre pur-sang anglais et chevaux de demi-sang. Sa longévité en compétition est particulièrement importante (de 2 à 10 ans) à comparer à celle beaucoup plus courte des galopeurs (de 2 à 4 ans seulement).

La sélection est également sévère: ne devient pas trotteur qui veut ! Seulement 40% des chevaux réussissent l’épreuve de qualification, une course chronométrée qui se déroule sur une distance de 2 km.

Le départ des courses au trot attelé se déroule de 2 façons différentes :

  • Avec le départ à l’autostart, une voiture spéciale équipée de longs panneaux latéraux précède les compétiteurs, rangés suivant un ordre préétabli. Après l’accélération puissante de la voiture, le départ est donné quand la voiture rabat ses ‘ailes’, libérant l’espace pour les trotteurs.
  • Avec le départ volté (une spécialité française), les drivers se lancent perpendiculairement à la piste, mais de façon synchronisée. Ils effectuent ensuite une volte pour se retrouver dans l’axe de la course.

Concernant les épreuves reines du trot attelé, on trouve dans l’hexagone le mythique Prix d’Amérique (Groupe I) , les prestigieux Prix de France, de Paris et de l’Atlantique ainsi que le non moins célèbre Prix de Washington (Groupe II). En dehors de nos frontières, on trouve  l’Hambletonian aux USA et l’Elitloppet en Suède, ces 2 compétitions faisant partie du Groupe I

Les courses hippiques au trot monté

Dans cette course (une spécialité française et belge), l’allure (le trot) est conservée, mais le cavalier abandonne le sulky et monte directement le trotteur. De ‘driver’ il devient donc tout simplement ‘jockey . Comme pour le trot attelé, toute la difficulté du cavalier est de maintenir le cheval au trot, en évitant toute tentative d’emballement de sa monture (si celle-ci se met au galop, le jockey est disqualifié !).

Ce type de course est très esthétique, en particulier pour la monte dite ‘en avant’, dans laquelle le jockey, faisant corps avec sa monture, a son centre de gravité porté vers l’encolure du cheval.  Les distances du trot monté sont un peu plus faibles que pour le trot attelé: elles sont comprises entre 1 800 m et 3 000 m.

L’épreuve reine du trot monté est le Prix de Cornulier (Groupe I) qui a lieu le troisième dimanche de Janvier sur l’hippodrome de Vincennes. On trouve également, dans des groupes moins médiatisés, les Prix de Vincennes, de Normandie et le Prix du Président de la République en Juin.

Voilà, vous savez tout sur les courses hippiques au trot: attelé et monté. S’il n’y avait qu’une course emblématique à retenir pour chacune de ces 2 variantes du trot, nous citerions volontiers le Prix d’Amérique pour le trot attelé et le Prix du Cornulier pour le trot monté. Ces 2 courses au trot ont lieu chaque année les 2 derniers Dimanches de Janvier.