Le strict entrainement des chevaux de courses pour le Turf (Courses de Plat, de Trot et d’Obstacles)

Sans un entrainement rigoureux, progressif et méthodique, pas de réussite possible sur les terrains de courses (Plat, Trot) ou d’obstacles (Haies, Steeple-Chase ou Cross-country). Ces entrainements sont réalisées par des lad-jockeys qui sont formés dans des écoles spécialisées, via 2 types de filières: CAPA ou BAC PRO. Loin d’être des promenades de santé, ces exercices codifiées quotidiens sont l’Alpha et l’Omega d’une écurie qui souhaite être une candidate régulière aux podiums. Ne pariez que sur les chevaux issus des écuries qui dispensent les meilleurs entrainements!

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L’entrainement du cheval de course : la clé de la performance sur l’hippodrome

Passée leur première année, les yearlings accèdent à la catégorie poulains/pouliches, le bon moment pour commencer un entrainement adéquat. Ces ‘jeunes’ chevaux  reçoivent une formation qui va se dérouler sur 1an et qui les conduira à leur première compétition.

Un cavalier attitré est généralement assigné à chaque élève poulain/pouliche. Ce lad-jockey participe à l’entrainement, accompagné par ses compagnons de boxes, rassemblés par ‘lots’ homogènes (de 2 à 4 lots en fonction de la taille des écuries). Le premier départ (tôt le matin) est généralement assigné au lot le plus performant ou aux chevaux qui sont appelés à concourir dans les jours à venir.

Le rituel de l’entrainement est très codifié : une longue marche au pas précède une séquence de trot pour échauffer correctement le cheval. S’en suit un galop modéré, appelé ‘galop de chasse’ qui est destiné à muscler l’animal sur le long terme. Vient ensuite une période de repos pendant laquelle le lad-jockey change sa posture, passant d’une position de cavalier (assis sur sa selle) à une position de jockey (en équilibre sur les étriers). Arrive alors un galop d’échauffement à forte allure que l’on appelle ‘canter’, du même nom que le galop qui est mis en œuvre lors des compétitions pour amener le cheval sur son point de départ. Tout ce rituel journalier se réalise en groupe, avec les partenaires de sortie du lot considéré, a la queue leu leu.

Mais cet entrainement quotidien ne suffit pas à produire des cracks de compétition. C’est lors de sorties bihebdomadaires que des séances de ‘véritables galops’ sont programmées sur des distances, généralement comprises entre 1 et 3 km, fonction de l’âge et des capacités physiques des chevaux.

Les spécificités de l’entrainement pour les courses à obstacles (Haies, Stepple-Chase, Cross-country)

Les chevaux qui se destinent à l’obstacle nécessitent une maturité supérieure à celle des galopeurs du Plat. Ce n’est que vers leur 3éme année, qu’ils rentrent en compétition. Aux exercices de l’entrainement ‘classique’ d’un galopeur de plat, les lad-jockey rajoutent des séances spécifiques à l’obstacle.

On commence doucement avec le franchissement d’un tronc d’arbre posé au sol, puis des haies dont la hauteur est contrôlée lors de la progression du cheval. On rajoute ensuite la présence d’autres congénères pour que le cheval soit en conditions réelles de compétition.

Le recours à un cheval chevronné qui montre l’exemple, est également utilisé par les écuries. Cela donne confiance aux novices avant de se lancer sur le redouté ‘Juge de Paix’, l’obstacle le plus difficile du Steeple-Chase, composé des 3 éléments : tronc d’arbre, fossé et barrière en bois.

Vous aurez compris que votre équidé ne figurera à l’arrivée que si son écurie lui dispense l’entrainement adéquat et adapté à la course à disputer.  Avant de faire le papier et de parier sur un cheval, mieux vaut donc vérifier qu’il appartient à une écurie réputée pour la qualité de ses entrainements…