Allez à l’hippodrome près de chez vous, pour jouir du spectacle des courses et pour parier quelques euros !

Les hippodromes existent depuis la nuit des temps. Dans l’Antiquité, ils avaient plutôt l’apparence de cirques consacrés aux courses de chars. Le champ de course ‘moderne’ que nous connaissons en Europe a été créé par les anglais à Newcastle en 1611. Mais il faudra attendre le 19éme siècle pour que la France s’équipe massivement pour devenir très vite la championne mondiale du nombre d’hippodromes avec 251 établissements relativement bien répartis sur tout le territoire national. Autrefois réservé à la bourgeoisie, les hippodromes sont devenus, de nos jours, de véritables lieux populaires ou l’on vient voir courir les chevaux et parier en famille (on estime à 40% le nombre de femmes parieurs).

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Pourquoi faut-il aller à l’hippodrome, le saint des saints des turfistes ?

Certes, avec Internet, vous pouvez visionner et parier sur n’importe quelles courses hippiques tout en restant bien au chaud dans votre appartement. Cependant, si vous ne faites pas l’effort d’aller sur un hippodrome, vous passerez à côté de sensations fortes et vous aurez plus de difficulté à progresser dans votre passion.

Vous hésitez à vous lancer dans les paris en ligne ? Voilà une bonne raison pour aller à l’hippodrome situé près de chez vous: faites un essai ‘en live’ ! A côté des guichets, vous trouverez généralement un stand réservé aux novices. Essayez de repérer une pancarte ou une signalétique indiquant’ Jouez pour la 1ere fois’. Des spécialistes, des habitués ou simplement des bénévoles, se feront un plaisir de vous guider dans vos premiers pas de parieur. De retour à la maison, vous aurez moins d’appréhension à vous lancer sur Internet, les paris hippiques ‘en live’ étant très similaires aux paris hippiques ‘en ligne’.

Mais la raison principale pour aller à l’hippodrome, c’est bien avant tout pour jouir de l’ambiance unique qui y règne. Arrivez une bonne ½ heure avant la course et observez le ballet des personnels de course, contemplez les chevaux et parlez aux jockeys ou drivers dans le rond de présentation, assistez au rituel de la pesée des cavaliers, échangez avec d’autres passionnés, jetez un dernier coup d’œil aux cotes et aux montants des enjeux, avant de vous diriger vers le guichet…Bref, imprégniez-vous de cette atmosphère très particulière qui règne sur les champs de courses avant la compétition !

Le départ de l’épreuve étant donné, l’ambiance change instantanément: tous les passionnés et parieurs se jettent sur leurs jumelles pour ne pas rater le moindre instant de la course.  L’excitation monte crescendo jusqu’au franchissement du poteau d’arrivée, libérant sa dose d’adrénaline ! Les perdants font certes grise mine, mais se consolent en voyant les énormes explosions de joie des gagnants ! Et le cycle recommence avec la préparation de la course suivante.

Le Directeur d’hippodrome (ou Président) dirige une véritable petite entreprise

Le cas des ‘petits’ hippodromes de province

Les hippodromes de province sont de véritables PME mais avec la particularité d’être régis par la loi de 1901 sur les associations. Si le nombre de permanents de ces associations est relativement faible (de 3 à 5 personnes), l’effectif des bénévoles peut allégrement monter à 30 voire 50 personnes les jours de course.

Inutile de vous dire que le président d’une telle association (lui aussi bénévole) a fort à faire avec la gestion de tout ce personnel. S’ajoute à cela l’entretien d’une structure complexe et très étendue (un hippodrome et ses alentours peuvent s’étaler sur une surface qui va d’une  vingtaine à une quarantaine d’hectares !) et qui nécessite un budget dépassant bien souvent le million d’euros.

Le cas des hippodromes à ‘forte’ notoriété

Les hippodromes à forte notoriété sont gérés par 2 associations très dynamiques ‘Le Trot’ pour toutes les courses de Trotteurs (Montés ou Attelés) et ‘France Galop’ pour toutes les courses au Gallop (Plat, Obstacles).

Mais le seul bénévolat ne suffirait à faire vivre ces hippodromes, qu’ils soient de petite ou de grande notoriété. En effet, le maintien en conditions opérationnelles des infrastructures (pistes, gradins, guichets, système informatique,..) nécessite d’importants capitaux.

C’est là qu’intervient la manne financière amenée par les parieurs. Savez-vous que le seul PMU finance à lui tout seul près de 80% du secteur hippique de l’hexagone ! Il y a aussi les produits de consommation vendus à l’hippodrome : boissons, nourriture, billets,.. et les droits liés aux médias (publicité, journaux, TV,…).

Bref, le directeur de  l’hippodrome doit en permanence jongler avec les recettes et les dépenses pour équilibrer le budget de son association.

Voilà, vous savez tout sur les 251 hippodromes de l’hexagone, sur ces  havres de verdure qui aèrent bien souvent nos villes polluées, sur leur gestion associative et sur l’ambiance exceptionnelle qui règne en ces lieux. N’hésitez donc pas à aller à l’hippodrome près de chez vous, pour le spectacle …et pour le plaisir de miser quelques deniers sur un bon cheval !